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Chers lecteurs,
Voici enfin des nouvelles ! Déjà 10 mois que nous vadrouillons a droite a gauche, et le voyage est toujours aussi incroyable. Merci encore à vous de nous suivre.
Le 7 février 2007, nous entrions dans un nouveau pays : l’Equateur, petit pays peuple de 14 millions d’habitants a l’heure actuelle.
Apres 3 heures d’attente à la douane, nous partions pour Canoa, sur la cote pacifique pour un trip surf. Là-bas, la plage est belle (pour changer), la température agréable et l’ambiance chaleureuse. On y est reste 10 jours, 10 jours à l’hôtel Bambou, cabanas plantées sur la plage, en face du spot de surf. Malheureusement, le swell ne fut au rendez vous seulement pour 4 jours.
Le 14 février, aux cotes de Leo un surfeur local, 5 français bien cool et des chiliennes, nous fêtions l’anniversaire de Theo. Et oui, 25 ans… c’est tout de même symbolique !
Puis, quelques jours plus tard, ce fut le carnaval (d’Equateur), ce qui signifie normalement 4 jours de fête, je ne sais combien de milliers de personnes sur la plage et du Reggaeton 24h/24…le problème c’est que le reggaeton on en a marre, tout comme le bruit et le monde, et les vagues ne sont pas vraiment au rendez vous, tout cela fait que finalement on est parti sans en attendre la fin, en compagnie de Anne et Regina, deux jeunes suisses de mon age rencontrées la bas.
Donc après ça, direction Montpiche, au Nord, belle vague a gauche qui déroule parfaitement, et rien de plus dans ce village a part des moustiques… On logeait dans une grande cabane tous ensemble, encore une fois en face du spot de surf ! Mike, ayant une otite n’a malheureusement pas pu surfer, enfin au début… finalement il y est tout de même aller, sans mettre la tête sous l’eau !!!
Apres 3 jours tranquilles la bas, on repart direction Otavalo, le plus connu des marches de l’Equateur. On y trouve un bon concentre de tout l’artisanat du pays, et bien sur, toute la production des indiens d’Otavalo. Très beaux lainages, ponchos, tapis, hamacs… Le seul problème : on peut pas s’empêcher d’acheter !! Damien, tu serais le plus heureux là-bas ! Ici, les marches offrent les spectacles les plus pittoresques et les plus colores d’Amérique du Sud. Ils sont situes dans les villes et les villages généralement animes par de petits agriculteurs et artisans indigènes. Les villes se couvrent alors, de couleurs, s’animent, trépident dans une atmosphère de sympathique bousculade.
Puis direction la capitale, Quito, peuplée de 1.6 millions d’habitants. Rien de très intéressant, nous passons 2 nuits là-bas le temps de se renseigner sur les potentiels trips a faire et nous partons pour Tena, dans l’Amazonie.
4 jours dans la jungle, organise un peu comme un tour operator a la différence que l’on est que 5 (nous trois et les deux Suisses) et donc que l’on a beaucoup plus de libertés !
Apres un voyage de nuit très mouvemente, nous rencontrons notre guide : Albaro.
S’ensuit 1h ½ de bus sur des chemins de terre, 45min de pirogue sur un des affluents de l’Amazone pour finir par ½h de marche dans la jungle avant d’arriver à notre « hôtel ». Endroit paradisiaque, ou il n’y a que nous et les animaux ! Quel repos, nous avons tellement apprécie ce silence si rare a trouver ! Climat chaud et humide, pluies abondantes le soir, (presque) pas de moustiques, au milieu de nulle part, la ou la foret recouvre tout encore, malgré tout les problèmes de déforestation qui touche cette réserve naturelle…Pour preuve ils sont en train de construire une route pour venir proche de l’endroit ou l’on était, rien en arrivant, mais 4 jours plus tard, en repartant un chemin assez large pour une voiture venait d’apparaître.c’est plutôt triste.Maintenant,après avoir sillonne l’Amazonie en pirogue, puis marche dans la foret pendant 1/2h, on trouve une voiture garée quasi a cote de l’hôtel !!! C’est plutôt triste.
La bas, araignées, serpents, singes, papillons… peuplent la foret ; il existe une faune et flore très riche et diversifiée. Les indiens utilisent un grand nombre de plantes, de racines d’arbres pour se soigner. Durant notre séjour, nous avons appris à fabriquer du chocolat, a partir du fruit directement cueilli sur l’arbre. Les indigènes qui vivent là-bas cultivent des produits, juste de quoi survivre en vendant leurs maigres récoltes sur les marches de la région.
Cette expérience fut très enrichissante, et le retour à la ville fut un peu difficile.
Apres un bref re-passage a Quito, ou Regina nous quitte pour rejoindre son copain a Los Angeles pour une semaine, nous partons a Baños, dans la Sierra dont les plateaux se situent entre 2000 et 3800 mètres.
Sur notre route, nous avons rencontres plus d’une trentaine de volcans dont 8 a plus de 5000 mètres d’altitude. Le Chimborazo est le point culminant du pays avec 6310 m. Nous on en a profite pour faire du canyoning, du vtt et du saut a l’élastique… Il faut dire que les prix sont 4 fois moins chers qu en France.
Le 8 mars 2007, c’est Mike qui fêtait ses 25 ans. Maman Sylvie nous payait un bon restaurant français. Je peux vous dire qu’on en a bien profite !
Apres ça nous quittons l’Equateur, en étant formidablement surpris par le magnifique kaléidoscope des paysages, par la pureté de la Cordière des Andes, par l’immensité de l’Amazonie et la beauté de la Sierra, par les paysages grandioses de la vallée des volcans et la diversifie de cultures tant indigènes que noires, métisses ou créoles. Les peuples qui composent ce pays, sont très heterogenes et enclins au mélange. Ils parlent l’espagnol, le quechuas, le shuar ou autres, mais 45 % des indiens sont bilingues queshua-espagnol. Les ethnies montagnardes ont conserve leurs coutumes andines, les gens de la cote semblent plus proches des mœurs caribéennes et africaines, quant aux citadins métis, ils cherchent a se calquer sur le mode de vie occidentale.
L’Equateur reste un pays pauvre qui se développe a travers l’exportation du café, du cacao et du bois. Mais c’est le pétrole qui est devenu l’un des principaux revenus du pays et représente aujourd’hui 40% de la valeur des exportations et un tiers de la richesse nationale.
Nous sommes le 10 mars quand nous arrivons au Pérou.
Premier arrêt a Mancora, dans la région côtière (qui s’étend sur 2000 Kms). C’est une bande rocailleuse et désertique coincée entre l’océan et la Cordière des Andes.
Le trip surf recommence. Nous restons quelques jours a Mancora, puis Tom, notre ami australien nous contacte et nous dit qu’il est a 7heures dans le Sud, dans un super endroit ou l’on part surfer en touk-touk (petite mototaxi a trois roues). C’est l’occasion de le revoir, nous partons le soir même à Pacasmayo.
Nous arrivons sur une des spots les plus beaux que nous avons surfe. La vague est grande, puissante et belle. Il faut acheter une combinaison pour surfer car l’eau est bien froide ! Ca ne rigole plus, ambiance surf a fond ! On se croirait dans un film pour Quiksilver !
Pour aller surfer, on prend donc le fameux « touk-touk », pendant 10 minutes (parfois plus, cela dépend si il tombe en panne ou non!!!) pour arriver au pic et se mettre a l’eau.
De même, a la suite d’une belle vague, en sortant de l’eau il te faut reprendre un touk touk si tu ne veut pas marcher les 2km que tu vient de parcourir sur la vague !! Eh oui, c’est une des plus longues vagues du monde, tellement longue qu’a la fin tu sais plus trop quoi faire et t’as mal aux jambes !!
La bas, pas de touristes, que des surfeurs, de tout les pays, qui parlent de surf a table au p’tit dej puis a midi et le soir, en anglais, en espagnol ou en portugais ! Nos journées sont rythmées par nos 2 sessions quotidiennes, entrecoupees des repas que nous prépare la proprio et qui sont delicieux.La pension complete, donc 3 repas plus la nuit d’hotel, nous revient à 11 dollars…
Jeudi soir nous partions pour la capitale, Lima, mégalopole peuplée de 12 millions d’habitants. Ce fut difficile de quitter Pacasmayo ou nous avons rencontres beaucoup de monde, tous très sympathiques..
Trop rien a dire sur Lima, qui est une grande ville comme nous les aimons.
Ce qui fait qu’aujourd’hui on part vite pour Punta Hermosa, a 45 minutes de Lima, pour surfer –encore !-. Ensuite ce sera Cuzco, le Matchu Pitchu….
En espérant que vous allez bien, et que l’hiver s’est bien passe pour tous, nous vous envoyons pleins de bisous depuis le bout du bout du monde !
Sabou
La Colombie.
Apres avoir vendu notre “ Suerte”, nous sommes partis decouvrir un pays etant considere comme l´un des plus dangereux du monde : la Colombie. De plus, une nouvelle experience s´offre a nous : le voyage en bus.
Donc, la prudence la plus elementaire et le respect des consignes de securite s´imposent dans ce nouveau pays.
A peine arrives a Cartagene, nous prenons conscience que la Colombie est le pays des fruits, de la musique et de la danse. Nous goutons donc a de nombreuses nouvelles saveurs qui s´averent exellentes.
Niveau regle de securite, je ne suis pas encore tres au point ! Et oui, mangeant dans un restaurant, j´ai laisse mon sac pres de la fenetre, ne pensant pas qu´un incident pourrait survenir. Puis d´un coup, deux hommes en moto s´arretent, volent le sac et accelerent. Je n’ai rien vu faire, mais Mike et Theo reagissent au quart de tour, ils courent derriere eux, Mike pousse la moto a terre puis tient un des voleurs, Theo s’occupe de l’autre. Le sac est donc recupere, les voleurs interpelles, et la police nous demande de faire une declaration ( il est 22h ). Au commisseriat, nous revoyons le voleur, et, surement pour nous impressionner, les policiers le frappe avec une matraque d’une violence incroyable… On se croirait dans un film, c’est fou. Prudence et vigilance seront donc les mots cles !!
A Cartagene, nous assistons a un spectacle insolite dans les rues de la vieille ville. En effet, la cumbia , la musique la plus connue, est jouee et dansee sur la place centrale… Celle-ci puisse ses racines dans la musique des esclaves africains, elle se caracterise par une forte presence des percussions et, cote danse, en bougeant leurs corps d’une facon incroyablement rapide. Ceci restera un souvenir memorable.
Nous partons ensuite pour Taganga, petit village de pecheur tres tranquille, loin de la ville; les dangers sont donc bien loin… Nous passons une semaine avec un charmant couple francais : Steph et Beran, dans une “casa familia”. Ce fut dificille de quitter ce petit coin de paradis. N’etant pas loin du parc Tayrona, nous avons decouvert ce magnifique endroit partage entre jungle et plage. Nous avons meme vu une famille indigene qui vit dans la jungle d’une maniere tres archaique.
Logeant dans une casa, et restant au meme endroit durant une semaine, nous realisons que la Colombie nous ouvre la perspective d’un sejour d’une rare authenticite. En effet, les gens ici sont d’une gentillesse et generosite rare. Les colombiens sont soucieux de donner une autre image de leur pays, ils sont ravis d’acceuillir les touristes. Curieux, ils vont toujours nous demander comment c’est dans notre pays. Ils possedent une culture generale riche, ils lisent beaucoup. Leur population est aussi tres diversifiee, on compte 80 groupes ethniques differents. C’est donc une societe multiraciale, issue des colons espagnoles, des indiens autochnones et des esclaves africains.
Voila, nous partons a Bogota, capitale de la Colombie ou 8 millions d’habitants logent dans cette immense ville. Bogota, comme toute la Colombie, exerce sur notre imaginaire un fascinant melange d’attirance et de crainte. Mais, celui qui ose braver les interdits de la conscience populaire et s’aventurer sur ces terres dites “ dangereuses”, s’apercevra vite que ce n’est pas la realite. Certes Bogota est une ville dangereuse mais de meme que toutes les grandes villes dans ces pays. Nous ne y attarderons pas longtemps, le temps de deguster un café local qui s’avere delicieux, ( en effet, leur café fait parti des meilleurs du monde) et de visiter le musee de l’or, la plupart ornant ou formant des objets de civilisations Colombiennes disparues, ainsi que de nombreuses emeraudes, -esmeraldas-, pierres precieuses dont l’exploitation et le travail ont amenes la Colombie dans ce domaine a une reputation de niveau mondial.
Apres ce bref passage dans la capitale nous voila en route pour St Augustin, petit village dans la montagne qui merite largement d’etre connu pour sa culture ancienne. Je ne vous ferais pas un cours mais le peuple ayant vecu de –3500 a +1500 a edifie de nombreuses statues, la plupart entre 1m-1m50, inspirees de leur culture personelle mais aussi -on est amenes a le croire- d’autres civilisations antiques telles que l’Egypte ou encore l’Inde et l’Afrique, au vue des differents types de visages et d’ornements representes…mais cela est surtout base sur des suppositions, etant donne que l’on a rien d’autres sur cette civilisations que ces statues (dont un grand nombre serait encore enfouies sous terre) qui viennent d’etre decouvertes il y a a peine 35 ans.
Ensuite, bref passage a Popayan , ville qui n’a rien d’exeptionnelle a part son grand nombre d’eglises… Puis nous terminons par Las Lajas, un petit village qui possede une eglise recente plutot jolie.
Nous nous retrouvons donc a Ipiales, la frontiere Colombie-Equateur, prets a decouvrir un nouveau pays: l’ Equateur.
Nous quittons cette terre mythique pour ces guerillas, ces cartels de drogues, et qui aujourd’hui commence a peine a s’ouvrir au tourisme, (chose possible grace au efforts pour l’amelioration du niveau de securite par la police et l’armee, tres presentes, ainsi que le retrait depuis quelques annees dedites guerillas dans certaines zones plus eloignees telles que la jungle ou les sierras…) avec un sentiment tres positif. Mais il reste un territoire infiniment varie a explorer : des sommets andins, la foret amazonnienne, les plages couleurs pacifiques, ect…
La colombie c’est le voyage a l’etat pur et nous vous conseillons vivement de venir decouvrir ce pays si extraordinaire.
Apres ca, nous sommes partis directement a Canoa, spot de surf en Equateur. Nous sommes restes 10 jours, il y avait pas trop de swell malheureusment. Puis nous avons passes quelques jours a Montpiche, un des meilleurs spots de surf du coin ou Theo vous dira qu il a a pris la meilleure vague de sa vie !!! Et puis nous voyageons desormais a 5, avec deux filles de 21 ans, originaires de Suisse qui sont adorables : Anna et Regina,et je me rejouie d’avoir de la compagnie feminine !!!
Chers lecteurs, je vous remercie de nous lire et je vous prie de nous exuser pour ce manque de nouvelles. J’espere que le mois de fevrier s’est bien passe pour vous tous et que la fin de saison se deroulera au mieux.
On vous embrasse fort, a tres bientot.
Sabou
Nos chers virtuospectateurs!
Un mois deja est passé depuis le nouvel an… Ouye ouye ouye! Ca passe un peu vite! Déja 8 mois que nous sommes partis! Le temps qui nous rapproche du retour se consume petit a petit. Il est donc a savourer intensement. Et pourtant, on sait qu il a du etre long ce mois de janvier pour vous a attendre la neige. Toutes ces stations fermees et ces courses annulees, cela nous rend bien desolé! Mais ce probleme est apparament résolu, du moins temporairement, juste a temps avec le grand rush de fevrier. Bonne chance au passage a tous les saisonniers qui entament un long sprint jusqu au mois de mars.
Comment resumer ce dernier mois ? Encore bien des choses se sont passees… Bouleversements, changements, péripéties, desespoirs et bonheurs… Un air de galère a vraisemblablement recroisé notre route. Certes, cela ne se voit surement pas sur les photos car nous ne montrons que les bons cotes du voyage, mais nos ambitions quant a la vente de Suerte, notre van, se sont belle et bien transformées en désepoir. Voila déjà 3 semaines que nous sommes “ coinces” au Panama a tenter de vendre celui qui nous a amené jusqu ici.
L’annee, ne commence pas si bien pour tout le monde… Vous n’avez pas la neige, nous n’avons pas de chance. A chacun son malheur.
Nos ambitions etaient certes placees un peu trop haut depuis le début. Nous pensions pouvoir le vendre a environ 4500 $ en a peu pres 2 semaines. Nos objectifs etaient fixes.
En quittant Puerto Viejo le 3 janvier, nous avions cette seule intention.
Direction Paso Canoas, ville frontiere entre le Costa Rica et le Panama, où nous devons récupérer un pare-brise, commandé 2 semaines auparavant, afin de changer celui du van qui etait brisé. Arrivés là-bas, première deception, il n’est pas recu et on nous annonce qu’il y a encore 3 semaines d’attente. Apres avoir fair 5 heures de route exprès, la deception est de taille. Nous pensons partir vers Panama City pour tenter de le vendre, malgré le pare-brise cassé.
C’est la que nous rencontrons Bin Laden! Un sans-abri, accroc à la drogue, que nous avions deja croisé auparavant… En lui disant que nous sommes ici pour vendre notre vehicule, il nous affirme qu’il ne faut pas chercher plus, il est VENDU!!!
Qu’il connait les acheteurs, qu’il s’en occupe, et que demain, on a les sous! Impeccable! Quelle chance! Et nous qui nous faisions du souci quand a la vente de ce van… Quelle betise! A peine avions nous commencé a penser “ comment le vendre” que le voilà déjà vendu…
Nous fonçons tête baissee, les yeux fermes dans sa proposition. Sa seule requête est de tirer une commission de 200$ du montant total de la vente du van.
Nous commencons des lors à prospecter tous ensemble divers clients potentiels qui lui avaient fait part de leur volonte d’acheter un véhicule.
Tous, sont emballés et semblent intéressés, mais il est déjà tard. Nous avons fait 5 heures de route et nous ne savons pas ou dormir dans cette ville qui en France, serait qualifiée de véritable décharge publique. Bin Laden, nous négocie un hotêl bon marché sur lequel il se trouve tout de même une commission, qui très généralement (et malheureusement) est utilisé dans l’achat de crack, dérivé de cocaïne.
Nous passons les jours suivants à attendre et espérer que la providence nous amène l’acheteur sauveteur, qui nous permettrait de repartir a l’assault d’aventures extraordinnaires. Mais ceci ne fut qu’illusion et n’arriva jamais.
Les prétextes des intéressés pour ne pas acheter le van se succèdent, avec comme principale objection d’avoir à payer les taxes d’importation.
Essayant de répondre a leurs attentes, nous nous lançons dans la grande enterprise d’importer le véhicule au Panama.
6 jours et 789$ plus tard, Suerte a changé de nationnalité!! Il est panaméen!
Nous reprenons la vente après cette attente interminable… Et toujours rien!
Exaspéres, nous prenons le soin de partir a Santa Catalina, endroit sauvage et paradisiaque du Panama, Eldorado du surf et du snoorkling ( plongée avec masque et tuba). Cela nous procure une grosse bouffée d’air entre ces longues minutes vécues a Paso Canoas.
De retour a la misère, les choses n’avancent que peu, voir pas! Après avoir tourné en rond pendant 3 semaines sans aucun resultats, nous jetons l’éponge. Nos impatiences devenaient trop ostensibles au sein du groupe pour continuer ainsi. C’est alors que nous prenons la decision de “brader” Suerte pour 2000$ à une agence que nous avions demarché auparavant. Le jour même de notre décision, nous partions en bus, sous en poche, sac a dos, planches de surf et guitare à la main pour Panama City. Le lendemain , nous visitions le canal de Panama.
Trois jours plus tard, nous prenions l’avion pour la Colombie, destination Cartagène.
Arrivés las-bas, le depaysement est total…
Sabou vous racontera la suite…
Merci encore pour tous vos messages! C’est toujours un grand plaisir de pouvoir vous lire depuis là où nous sommes, de voir que vous nous avez pas oublié.
Grosses bises à tous!
Mike.
Nous sommes a Porto Viejo, au Costa Rica. Petit village relativement touristique situe au Nord Est du pays, non loin de la frontiere Panamanienne. Noel ici, est un changement deroutant pour ceux qui ont l’habitude de le feter a la montagne avec le froid et la neige. Ici, l’ambiance est encadreede palmiers, de la plage et de l’ocean. Sans compter la temperature qui grimpe au dela des 30 degres. Bref, l’atmosphere est loin de ressemblera ce que nous avons pu connaitre jusqu’a present.
Les 2 principaux interets de ce village sont ses festivites nocturnes ainsi que ses spots de surf mythiques. L’un d’eux se nomme Salsa Brava, et detient une vague d’une puissance remarquable deroulant sur du corail avec une profondeur relativement maigre.
Autant dire que le niveau est monte d’un cran, voir meme d’un serieux palier avec le swell qui et au rendez-vous. On ne fait pas les malins au pic avec Theo, on y reflechit a deux fois avant de se lancer dans la gueule du monstre. Lorsque ca marche, c’est du pur bonheur, la vague est tellement raide et tubulaire qu’elle permet d’atteindre une vitesse impressionnante. En revanche, lorsque ca ne marche pas, ca fait mal…
Sabou, elle, s’est resignee a surfer au "Beach break" ( la vague casse sur la plage contrairement au "point break", ou la vague deroule sur le recif ), ou les vagues sont tout de meme tres puissantes. Mais cela ne lui fait pas peur, elle y va.
Depuis le Nicaragua, ( ou Damien etait encore parmi nous ), nous avons vadrouille de spots en spots ( de surf ) dans tout le Costa Rica.
Damien, apres plus d’un mois de voyage avec nous, a du partir rejoindre les rangs de l’armee, a Brest. Chose qu’il a bien entendu realise de plein coeur, etant donne la mediocrite de son voyage…
Damien nous a rejoint le Octobre a San Cristobal, au Mexique. Il a voyage avec nous jusqu’au Decembre.
Son voyage, lui a permis de connaitre la fete des morts au Mexique, de decouvrir les sites de Palenque, de sejourner quelque temps au bord du lac Atitlan au Guatemala, d’observer un volcan en fusion pres d’Antigua, de s’inicier au surf au Salvador et au Nicaragua, de participer au carnaval de San Miguel ( plus grande fete au Salvador), ainsi que de vadrouiller et de decouvrir 6 differents pays : MEXIQUE, GUATEMALA, SALVADOR, HONDURAS, NICARAGUA, et COSTA RICA.
Nous avons vraiment apprecie de voyager avec toi Damien, et nous tenions sincerement a te remercier poue tout ce que tu as fait pour nous ( transport et envois de nos cadeaux de Noel, appovisionnement depuis la France ( indispensable ) en saucisson, tomme de Savoie, mousse a raser, produits de beaute pour Sabou, etc…, ainsi que pour les reparations repetitives de notre pot d’echappement, maintenu par un fil de fer, et autres petits bricolages divers. ). Il est reparti, en prenant le bus a Tamarindo vers 5h du matin pour San Jose et, est finalement arrive 2 jours plus tard en France apres quelques encombres a l’aeroport.
Le Costa Rica est un pays plutot developpe, tres touristique et assez cher, ce qui d’entree de jeu, refroidit nos ardeurs par rapport a nos depenses.
Cependant, c’est un pays absolument remarquable en ce qui concerne sa faune et sa flore. Tropical, ou la jungle est quasi omnipresente, il developpe un veritable zoo ou proliferent toute sorte de vie animaliere. Pour notre part, nous avons deja pu observer crocodiles, singes,paresseux , grenouilles multicolores, lezards geants, iguanes, toucans, et autres types d’oiseau magnifiques. Reste a voir quelque boa, pythons et pumas, qui habitent les denses forets costaricaines.
En ce qui concerne notre voyage dans ce pays, notre opinion est plutot mitigee. Nous avons longe toute la cote pacifique depuis le Nicaragua jusqu’au Panama. Apres la deception de Tamarindo, beaucoup trop americanise, c’est a Jaco, ville un peu plus au sud, que nous faisons etape. Jaco est certainement la pire ville visitee jusqu’a present dans notre tour du monde.
Completement sinistree par la drogue, le banditisme, et la prostitution, cette destination est profondement lugubre. Il est commun de rencontrer des gens armes, des dealers de crack et de cocaine qui vous proposent leur marchandise a 3$ le gramme ( en France, cela coute environ 100 $ pour 1 gramme ), ou encore des prostituees directement importees de Colombie, qui courrent apres des touristes plutot vieux, mais friques.
Evidemment nous ne savions pas tout cela avant d’arriver la-bas. Nous nous en sommes rapidement rendu comptelorsque, ayant gare le van dans un camping pour y paser la nuit, des voleurs sont venus forcer la fenetre latrale pendant que nous etions en train de manger.
Quand nous sommes revenus, je m’etais fait vole 200$ en liquide. Heureusement et on ne sait pas vraiment pourquoi, le voleur a qund meme fait preuve d’indulgence en ne prenant "que" mes sous et pas ceu des autres, et surtout en laissant la camera, les appareils photos numeriques, l’ARCHOS de Theo qui detient toutes les photos de notre tour du monde, ainsi que d’autres affaires de valeur…??? Bref, ca aurait pu etre pire.
Le lendemain matin, nous avons rapidement deguerpit vers le sud, pour un endroit plus paisible…
Dominical est un village de surfeurs tres tranquile. Son spot de surf, offre des bonnes vagues, faciles a surfer. Puis ce fut au tour de Pavones, le mythique spot de surf, toujours sur la cote pacifique, pres de la frontiere du Panama. Ce spot perdu au milieu de la jungle profonde, detient la deuxieme vague la plus longue du monde. Mis a part le surf, il n’y a rien a faire la-bas. Notre frustration fut croissante au fil des jours car l’ocean etait d’un calme plat. Nous etions tel Brice a Nice… Nous avons abdique au bout de 5 jours et decide de filer au Panama, au nord ouest du pays, sur la magnifique ile de Bocas del Toro. La’bas, tout change. C’est le cote caraibe roots et creole qui ressort. L’ocean est translucide, les poissons de toutes les couleurs et l’atmosphere doux. On est passe en une seule journee de l’ambiance hyspanique a l’ambiance afrocaraibienne. De la Salsa au Raggae, de la tortilla au patacones, de couleur de peau caramel a chocolat.
Un gros contraste entre les deux cultures en seulement 200 kms de distance…
Nous voyageaons depuis un mois avec Tom, excellent surfeur australien, et Daniel, tres sympathique hollandais et amateur de surf egalement. Ces deux la, ont la particularite de realiser quasiment le meme voyage que nous jusqu’en Amerique du sud. C’est pour cela que l’entente entre nous tous est tres bonne.
Nous venons de passer le nouvel an ensemble, dans une ambiance extraordinaire.
Dans un avenir proche, nous avons decide de vendre notre van, "Suerte". Cela sera une grande tristesse de se separer de celui qui nous a transporte quasi sans probleme depuis Calgary, a l’ouest du Canada. Nous avons roule 22000 kms depuis cette ville. Avec "Mater", nous avions deja roule 7000 kms…
Notre voyage prendra donc une autre allure, plus roots, moins confortable, mais tout aussi interessante. Nous prevoyons d’ici deux semaines, de nous rendre en Colombie, si le van est bien vendu. Apres cela, ce sera l’Equateur, le Perou, la Bolivie, puis le Bresil, ou l’idee d’etre a Rio pour son carnaval nous parait de moins en moins probable. Faute de temps.
Nous vous remercions tous sincerement de vous interesser a nos aventures. N’hesitez pas a nous laisser des commentaires sur le blog, c’est un etreme plaisir de pouvoir vous lire.
Je vous resouhaite a tous une merveilleuse annee 2007!
On vous envoie plein de soleil et de bonheur…
Mike
Á l´heure oú j´écris ce mot, cinq semaines se sont écoulées. Cinq semaines de souvenirs. Souvenirs de rencontres, souvenirs de partages et d´amitiés.
Nous avons traversé la plupart des pays d´Amérique Centrale, de Mexico city à San Cristobal del las Casas (Mexique), de San Pédro à Antigua (Guatémala) et de la Libertad (El Salvador) à San Juan del Sur (Nicaragua), ces pensées s´adressent aux familles et amis de nos trois voyageurs.
Toute cette histoire commença dans la ville de San Cristobál. Après avoir été bloqué à Mexico (ville extrêmement poluée) faute de trouver mes bagages dès mon arrivée, je retrouve nos trois routards à quelques centaines de kilomètres de là, plus à l´est, dans cette ville aux sourires chaleureux, au marché artisanal qui nous offre la joie de découvrir certains produits purement locaux, l´architecture de ce lieu est simple dans le sens où les rues colorées des commerces et hotels sont adjascentes à la place principiale avec l´église non loin de là, on y retrouve la perpendicularité des villes US, mais l´important est que l´on s´y sent de suite à l´aise, il n´y a pas vraiment de mots ou peu pour décrire celà. Halloween nous offre une cérémonie hors du commun dans un village à une heure de cheval d´ici. Les vêtements traditionnels composés de fourrures de moutons pour les hommes et de tissus sombres pour les femmes sont portés par les gens du village. Un véritable contraste avec nous, européens portant jeans, tee-shirt, baskets. Ici on prie une bouteille de soda à la main, rien de plus normal si vous savez à l´avance qu´il sagit d´une coutume où le fait de rotter permet d´évacuer le mal et donc les purifie…
Succède à ce lieu Palenké, une ville anciennement Aztèque , les monuments sont pharaoniques, voyez plutôt les photots du blog, ça m´évitera plusieurs descriptions inutiles.
On met trois jours pour passer la frontière guatémaltèque faute de véritables frontières, je vous explique… la première fois un gas nous propose de traverser le rio d´une cinquantaine de mètres de large en mettant le van sur une planche de bois posé entre deux barques locales, vous imaginez la scène… la deuxième fois, seuls des tracteurs pouvaient la traverser.
Nous voilà maintenant sur les rives d´un des plus beaux lac au monde, le lac Atitlán où nous posons pied dans le village de San Pédro. La vie y est facile car peu coûteuse. Un exemple parmi tant d´autre: il nous coûte plus chère d´envoyer une carte postale en France que de dormir à l´hôtel. Balade à cheval le long du lac, shopping, restos, kayaks, sauna et bain thermal fondent l´essentiel de nos journées, journée que l´on partage avec Christina une autrichienne qui voyage avec nous depuis San Cristobàl. Sabou s´en est faite une amie et confidente (au grand bonheur de sabou qui peut enfin avoir des conversations de filles…), un couple d´hollandais Chris&Gwenn surfers tous deux et Florian&Myriam (sans oublier la petite Angëlina aux sourires ravageurs !)
Le paysage qui entoure ce village est idyllique. Une chaîne de volcans entoure le lac aux plages de sable noir. Nous avons le coeur lourd le jour de notre départ pour Antigua, une ville à quelques lieux de là. Trés belle ville en elle-même avec ses rues pavées et aux couleurs vives, aux magasins luxueux avec son volcan qui la surplombe du haut de ses trois mille mètres d´altitude. Malgrés ces merveilles, je n´arrive pas à apprécier ses charmes, cet endroit est bien trop touristique pour être agréable. Les commerçants sont parfois un zeste trop agressif, voyant en nous (comme c´est hélas souvent le cas) un portefeuille ambulant et de ce fait perdent tous sourires amicaux. Seul un concert international "Jamtigua" nous fait passer une soirée mémorable. Les plus grands groupes poprock d´Amérique Latine se retrouvent pour nous faire vibrer le temps d´une soirée, d´une nuit. Une vitre du van brisé pendant la nuit et quelques affaires de valeurs disparues nous font fuir ce lieu pour une autre frontière, celle du Salvador. Nous posons pied à la Libertad, un spot de surf extra qui nous offre un sunset différent et tout aussi magnifique chaque soir. L´hotel est perché au-dessus d´un petit rio qui se verse dans le Pacifique à quelques mètres de là. On se lève au petit jour pour surfer avec les locaux vers 6-7 heures du mat´ et y retournons en fin d´aprés-midi pour admirer les couleurs du ciel et surfer de nuit, les sensations y sont nouvelles, chaque retour à l´hôtel se fait sourire à poste. On a enfin trouvé un paradis. Le boss de l´hôtel mène une vie cool entre son hamac et sa planche de surf, il nous apprend que le 25 novembre c´est la fête nationale du Salvador, décidément les dates de notre trip correspondent avec tous les évênements locaux que nous traversons, Stampeed à Calgary, Halloween au Mexique, Jamtigua au Guatémala, Fête nationale au Salvador et bientôt le Carnaval de Rio au Brésil…pourvu que ça dure…
Cette fête ressemble plus à notre fête de la musique qu´à notre 14 juillet, aucun défilé en arme, seulement des concerts éparpillés un peu partout dans la ville avec près d´un million de citoyens formant une foule compacte dans laquelle nous dansons isolé étant donné que nous étions les seuls tourists européens que l´on ait put voir de toute la soirée. Encore un départ (faux départ dù à un oubli qui nous coûta trois surfs…) à reculons, il est difficile de concevoir qu´il existe ailleurs d´autres coins tout aussi authentique, si plaisant à ne plus vouloir découvrir d´autres parties du monde. De ça, nos trois routards y sont habitué, rodé, ce sentiment leur ait famillié, leur voyage ne fait que commencer… On traverse le Honduras d´un trait et nous voilà actuellement au sud du Nicaragua, sur un spot non loin de San Juan del Sur. Le spot offre des couleurs hors du commun pour nos séances photos. Ici, à chaque couché de soleil le temps s´arrête, le monde devient inerte, l´instant est merveilleux, admirable je dirais. On revoit Tom, l´australien qu´ils ont rencontré à Puerto Escondido, Mexique. Les vagues ne sont pas exceptionnelles, trop technique et nous en profittons pour fêter les 28 ans de Dan´, un pote de Tom. Le lendemain est pluvieux et me voilà entrain de rédiger ces dernières lignes sur leur blog. J´appréhende mon retour depuis une semaine malgrés tous les souvenirs qui comblent ma mémoire (et mes bagages….). Mon avion me sortira de ce rêve lundi prochain, durant ces cinq semaines j´aurais appris à connaître trois amis aux caractères différents mais au même et unique objectif, vivre une aventure hors du commun tout autour de ce monde qui leur offre chaque jour de nouveaux sourires et de nouvelles galères, de nouvelles sensations et de nouvelles rencontres.
Souhaitons-leur bonne route, tout simplement.
Damien.